Spécialiste du matériel informatique, le vendéen SRDi se branche au géant japonais JVC-KENWOOD
Fondée en 2005, l’entreprise vendéenne SDRi collecte et trie les cartouches d’encre vides, afin de les remettre sur le marché. En parallèle, elle distribue du matériel informatique, autant sous ses propres marques que des produits d’autres fabricants. Une activité qui prendra plus d’ampleur, puisque l’entreprise vient de devenir le distributeur exclusif des produits du géant japonais JVC Kenwood en France.
Pas moins de cinq millions de cartouches vides par an ! C’est ce que traite la société vendéenne SRDi, pour Société de Revalorisation des Déchets informatiques. Cette activité est une des deux jambes sur lesquelles marche la PME vendéenne, installée à la Boissière-des-Landes au sud de la Roche-sur-Yon. Sa deuxième activité repose sur la distribution de matériels informatiques. Dans ce segment. l’entreprise vient d’ailleurs d’être nommée distributeur exclusif des produits du géant japonais JVC-Kenwood (2.3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 20241. qui résulte de la fusion de JVC et Kenwood en 2008.
Une marque propre

Avec un chiffre d’affaires qui a progressé de 37 à 41millions d’euros entre 2023 et 2024,SRDi avance aujourd’hui avec deux segments équilibrés : 50% des activités concernent son activité historique de cartouches d’encre. L’entreprise, qui compte une centaine d’employés, les collecte, les trie, les envoie ensuite chez Prolaser pour les remplir. puis SRDi les récupère pour s’occuper de remballage et de la mise en vente en grande distribution, via sa marque Print 3E déployée depuis 2007.

« Nous récoltons les cartouches à tête d’impression, ce qui représente 80 % du marché de l’impression, dominé en grande partie aujourd’hui par HP et Canon »,
détaille Pierre-Marie Coutand. SRDi agit en parallèle pour des marques distributeur.


1 500 points de vente alimentés chaque mois !
L’autre jambe de SRDi, dédiée à la distribution de matériels informatiques, s’épaissit d’année en année. « Cela va de la téléphonie à l’audio, jusqu’aux cartes mémoires, périphériques informatiques, ou encore appareils de gaming », énumère Pierre-Marie Coutand. Depuis 2013, SRDi propose sa propre marque, KeyOuest, qui regroupe plus de 600 produits différents. Sur ce segment, Pierre-Marie Coutand a bien conscience de se bagarrer avec des mastodontes connus du grand public, comme Logitech ou Samsung. « Nous sommes une marque de second rang pour le consommateur. II faut donc réussir à être moins cher et fiable à la fois. Le choix des partenaires en Asie est crucial pour y parvenir, analyse le dirigeant. Après 20 ans, nous avons une certaine légitimité sur le marché. Et il y a de la demande sur notre segment qualité/prix, puisque nous
alimentons chaque mois l 500 points de vente en France ».
SRDi vise les 50 millions d’euros en 2025. « Nous traitions déjà les produits de JVC-Kenwood auparavant, mais devenir distributeur exclusif de ses marques en France va nous apporter sans aucun doute un surplus d’activités », espère Pierre-Marie Coutand.

Cap sur le petit électroménager !
Le dirigeant tient aujourd’hui autant à ces deux activités. « Si nous n’avions que notre activité historique de cartouches d’encre, je ne pense pas que nous existerions encore. II faut avoir cette agilité, et être à l’écoute du marché », philosophe le dirigeant. L’entrepreneur veut également avoir une longueur d’avance. II prépare le coup d’après. Depuis l’année dernière, l’entreprise a élargi ses activités au petit électroménager. « Nous travaillons avec trois marques : Domo, Little Balance, et Nedis », détaille le dirigeant. Avant pourquoi pas, de lancer sa propre marque d’électroménager ? « Nous n’en sommes pas là, tempère le dirigeant. Nous verrons déjà dans un premier temps si le segment se développe bien ».
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